Le scaphandre et le papillonNote Cinéidée :Fiche technique : Genre : Comédie dramatique Durée : 1h52 Sortie salle : 23 mai 2007 Sortie DVD : 06 février 2008 Réalisateur : Julian Schnabel Avec : Mathieu Amalric, Patrick Chesnais, Anne Consigny, Marie-Josée Croze, Emmanuelle Seigner L'histoire : Le 8 décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique BAUBY, journaliste et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le « locked-in syndrome » - littéralement : enfermé à l’intérieur de lui-même - , il ne pouvait plus bouger, parler ni même respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un œil bouge. Cet œil, devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Il cligne une fois pour dire « oui », deux fois pour dire « non ». Avec son œil, il arrête l’attention de son visiteur sur les lettres de l’alphabet qu’on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières… Avec son œil, il écrit ce livre, « Le Scaphandre et le papillon », dont chaque matin pendant des semaines, il a mémorisé les phrases avant de les dicter… Sous la bulle de verre de son scaphandre où volent des papillons, il nous envoie les images d’un monde où il ne reste rien qu’un esprit à l’œuvre. Tour à tour sarcastique et désenchanté, Jean-Do n’a plus que les mots pour vivre les fragments d’une existence qu’il qualifie de mutante... Notre avis : Destin tragique et pourtant teinté d'espoir que celui de Jean-Dominique Bauby, rédacteur en chef du prestigieux magazine Elle un jour , victime du Locked-in syndrome un accident vasculaire plus tard. Mais c'est tout en poésie et en humour grinçant que Julian Schnabel nous retrace cette destinée brisée. Et au fil des mots laborieusement clignés, au rythme lent des pensées murmurées par la voix intérieur d'un Mathieu Amalric plus qu'à la hauteur, on se laisse tour à tour enfermer puis libérer du corps de cet homme tout entier paralysé. La scène d'ouverture du film est dure, oppressante, et l'allégorie du scaphandre prend alors toute sa dimension. Puis la pellicule se déroule et l'oeil libérateur traduit toute la grandeur alliée à la défaveur de cet esprit prisonnier de sa chair, de ce papillon cloué dans son propre sanctuaire. Les émotions sont tout du long très justement contenues ce qui permet d'aborder avec pudeur la maladie, l'euthanasie et surtout la communication de l'homme avec ses pairs. Car, en témoigne cette tragédie, se dévoiler pour un être diminué n'est pas une mince affaire... Laetitia Santos |
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